2 roues, une liberté qui s’apprend
soutenez
Pour que La Prévention Routière La
Prévention Routière continue à préserver des vies,
La Prévention Routière multiplie
ses actions en direction des jeunes Les accidents de la route sont la première
cause de mortalité chez les 15-25 ans.
C’est pourquoi La Prévention
Routière a renforcé en 2005 ses actions auprès des jeunes :
• 1 600000 enfants et adolescents ont
bénéficié d’exercices de circulation
et d’analyse du danger routier sur
plus de 600 pistes d’éducation routière ;
• 20 000 kits pédagogiques ont
été distribués aux enseignants
des collèges et lycées ;
• organisée
dans toute la France, l’opération « Capitaine de soirée» a incité
des centaines de milliers de jeunes
à désigner parmi eux, avant de sortir,
celui qui ne boit pas et raccompagne
les autres en toute sécurité.
L’association milite également
auprès des pouvoirs publics
pour qu’une heure par mois d’éducation
routière soit dispensée
de la maternelle à la terminale.
Vous aussi, participez activement
à ce combat pour la vie
Association reconnue d’utilité
publique, La Prévention Routière
n’a d’autres moyens pour agir
que le soutien de ses 200000 adhérents
et donateurs, particuliers ou
entreprises. C’est donc grâce à vous
qu’elle mène ses actions et qu’elle
agit pour diminuer le nombre
de victimes de la route.
Adhérez ou faites un don en ligne
sur :
www.preventionroutiere.asso.fr
Le magazine pour assurer sur la
route
www.agf.fr -
www.preventionroutiere.asso.fr
Directeur de la publication : Gérard
Bonnet, AGF IART - 87, rue de Richelieu, 75113 Paris Cedex 02. Directeur de
la rédaction :
Pauline Couturier. Rédacteur
en chef : Martine Baruch. Comité éditorial : Jean-Yves
Salaün, Guillaume Pennequin et Blandine Rossano pour
La Prévention Routière. Réalisation
: publishing, 20, rue des Jardins, 92601 Asnières-sur-Seine Cedex. Tél. :
01 41 11 65 45. Ont participé à
ce numéro: Delphine Boffy,
Arlette Chabrol, Charles Courvoisier, Nathalie Pons, Stéphane Richarte, Anaïse
Viard. Illustration : Sylvain
Chevalier.
Crédits photos : Peugeot
Motocycles, Piaggio, Yamaha Motor France, GPA, Furygan, Getty Images, Corbis,
Masterfile, IT Stock/AgenceImages.
Les
deux-roues
motorisés ont le vent en
poupe. Si le marché du cyclomoteur
– moins de 50 cm3 – s’est à
peu près
stabilisé, celui des «125 cm3 » a
explosé.
Dans le même temps, les usagers
de deux-roues motorisés
(cyclos et motos) demeurent
sur-représentés dans
les accidents de la route.
Tandis que le «cyclo»
attire surtout
les adolescents
et les jeunes, la «moto
légère» séduit avant
tout les adultes lassés
des embouteillages.
Deux cibles,
deux utilisations,
deux conceptions
du deux-roues, des
dangers différents…
mais des règles
identiques et des
conseils de prudence
valables à 15 comme
à 35 ans… Voilà l’objet
de ce hors-série qui vous
est offert par AGF
et La Prévention
Routière.
3✖
La rédaction
14
04
11
04 ✖ Un mode de transport à
utiliser avec prudence
06 ✖ Des conditions et des
règles spécifiques
08 ✖ Conduite d’un
deux-roues : l’indispensable formation
10 ✖ Non au débridage !
11 ✖ Sur un deux-roues, votre
équipement est votre seule carrosserie
14 ✖ Scooter ou moto ? Entre
les deux, votre coeur balance…
Erratum
Dans notre jeu « Cherche les
erreurs… » (p. 15) du numéro de printemps 2006,
il fallait relever deux erreurs
supplémentaires : la voiture rouge n’a pas ses feux allumés
et la voiture verte n’a pas mis
son clignotant pour signaler qu’elle tournait à droite.
06
Les facteurs de risque
Un mode de transport
à utiliser avec
Si les deux-roues motorisés font
rêver les jeunes,
ils constituent aussi un mode de
déplacement dangereux.
Et pour cause : ils cumulent tous
les ingrédients
du risque routier !
Les statistiques de la Sécurité
routière
le montrent bien : la courbe des
accidents
de la route des adolescents grimpe
en flèche à partir de 14 ans. Ce n’est
pas un hasard, c’est l’âge de l’accès
au
cyclomoteur – ce fameux «50 cm3
»
qui représente pour eux la liberté
d’aller et venir à leur guise. Le
symbole
d’une autonomie toute neuve,
parfois
détrôné dès l’âge de 16 ans
par une
petite moto de 125 cm3, plus
puissante
et plus rapide.
✖ La prise de risque
comme rite de passage
Pourquoi ne pas l’avouer ? Ces
années
sont difficiles à vivre pour les
parents
car, « cyclo » ou « moto légère
», tous
les facteurs de risque sont réunis.
Ces
engins sont objectivement plus
dangereux
que les autres moyens de transport
puisqu’ils n’offrent aucune
protection
carrossée et qu’ils peuvent
atteindre des vitesses élevées :
jusqu’à
110 ou 120 km/h pour des « cyclos
»
débridés et bien plus pour les
motos
légères dont la vitesse n’est
pas limitée
(seule la puissance l’est). Une
griserie
irrésistible pour bien des
adolescents…
On le sait bien : de tous temps et
dans
toutes les civilisations, les jeunes
ont
eu besoin de tester leurs limites.
Aujourd’hui, ils le font sur la
route.
« La prise de risque sur la route
constitue
en quelque sorte un rite de
passage»,
explique Jean-Pascal Assailly,
docteur
en psychologie, spécialiste du
risque
routier des jeunes. Reste à la
limiter
au maximum…
✖ Débridage, inexpérience,
vitesse, alcool…
Le problème, c’est que tout
contribue
à alourdir le tableau. À commencer
par
la formation, insuffisante au regard
de
l’utilisation qu’ils font
ensuite de leur
engin (voir pages 8-9). Mais même
si
celle-ci a été correcte, leur
inexpérience
les amène bien souvent à
sous-évaluer
les risques. Des risques qu’ils
prennent
d’autant plus légèrement qu’ils
ont le
sentiment, propre à cet âge, d’être
C’est l’âge auquel on se tue
le plus sur des «50 cm3 ».*
5✖
invulnérables. Résultat : l’alcool,
le
cannabis, la fatigue, la vitesse,
des
manoeuvres dangereuses se retrouvent
fréquemment associés dans les
accidents
de jeunes en deux-roues motorisés.
Prenons l’alcool : selon les
statistiques
de l’Observatoire
interministériel de
sécurité routière, alors que 18 %
des
automobilistes tués ont une
alcoolémie
excessive, le taux grimpe à 23,1%
chez les motocyclistes et à 31,7%
chez les conducteurs de cyclomoteurs
!
En effet, la consommation d’alcool
« pardonne encore moins » pour un
deux-roues que pour une voiture. Les
vitesses ? Les automobilistes se
sont
un peu calmés depuis trois ans, pas
les
« deux-roues » : ils sont encore
entre
sept et huit sur dix à dépasser
systématiquement
les vitesses autorisées. Le
port du casque ? S’il est
désormais bien
respecté par les motocyclistes, il
l’est
moins chez les cyclomotoristes :
selon
une étude du Centre européen d’études
de sécurité et d’analyse des
risques
(Ceesar), la moitié d’entre eux l’oublient
ou le portent de manière inadaptée
(modèle non homologué, abîmé
suite
à une chute ou mal attaché et donc
n’offrant pas la protection
attendue).
Conclusion : le nombre élevé d’accidents
n’est pas dû au hasard…
✖
«Passez un contrat moral »
Paul Barré, responsable
pédagogique à La Prévention Routière
« L’achat d’un scooter, pour un
adolescent, ne doit pas être compulsif.
Cela se prépare très en amont et
en tout cas dès le passage de l’ASSR
(voir pages 8-9). Un tel projet
passe en effet par un apprentissage progressif
de l’autonomie et la
responsabilisation de l’enfant qui, à 14 ou 15 ans, va
franchir une étape importante avec
le cyclo. Les parents peuvent l’accepter
si la relation de confiance est
bonne et s’ils le sentent capable de respecter
un contrat moral. Les points clés
de ce contrat? Ne pas trafiquer le cyclo,
porter le casque attaché en toutes
circonstances et un équipement adéquat
(idem pour le passager s’il a le
droit d’en transporter un), ne pas prêter
son véhicule (c’est lui et
personne d’autre qui est assuré), bien l’entretenir
et, bien sûr, respecter
scrupuleusement les règles du code de la route. »
des cyclomotoristes tués
sont des mineurs. Plus de 4 sur 10
ne portaient pas leur casque.
1 sur 2 se tue la nuit.*
Près de
de risque d’accident
à cyclomoteur
qu’en voiture…
Il y a
Les conseils
de La Prévention Routière
* Source: Observatoire
interministériel de sécurité routière.
Ce que dit la loi…
Le code de la route distingue
deux catégories dans les deux-roues
motorisés de petites cylindrées :
✖ les cyclomoteurs qui
rassemblent
tous les engins de moins de 50 cm3
(mobylettes et scooters de moins
de 50 cm3) dont la vitesse est
limitée
par construction à 45 km/h ;
✖ les motocyclettes légères
de moins
de 125 cm3 dont la puissance
maximale
est de 11 kW (ou 15 CV). Cette
catégorie
compte dans ses rangs des petites
motos et des scooters.
Des conditions et des règles
Un «moins de 50cm3»
Les conditions requises pour
conduire…
✖ avoir au moins 14 ans ;
✖ être titulaire du Brevet
de sécurité routière (BSR) ou, pour les plus âgés,
du permis de conduire. La loi n’étant
pas rétroactive, le BSR, instauré
fin 1997, n’est toutefois
obligatoire que pour les personnes nées après
le 31 décembre 1987 ;
✖ s’il a été acheté neuf
après le 30 juin 2004, avoir une carte grise
et une immatriculation (voir
encadré ci-contre).
Un «moins de 125cm3»
✖ avoir 16 ans au minimum ;
✖ être titulaire du permis
de conduire A1 (qui remplace le permis AL
depuis le 1er mars 1999 et qui se
compose d’une épreuve théorique
sur le code de la route et d’une
épreuve de conduite dont une partie
se fait en circulation réelle).
Depuis juillet 1996, les titulaires du permis B
(permis voiture) de plus de deux ans
peuvent également conduire
une 125 cm3 sans avoir passé le
permis A1 ;
✖ avoir une carte grise et
une immatriculation.
Et impérativement,pour tous
✖ avoir souscrit une
assurance (voir encadré ci-contre) ;
✖ rouler avec un véhicule
muni de tous les équipements obligatoires ;
✖ être muni d’un casque
homologué et correctement attaché.
Si les conducteurs
de cyclomoteurs et de
motocyclettes légères sont
soumis aux règles générales
du code de la route comme
les autres usagers, ils doivent
aussi tenir compte de
réglementations qui
leur sont propres.
7✖
L’immatriculation
devient aussi obligatoire
pour les « 50 cm3 »
✖ L’ère
des «cyclos» non repérables
s’achève. Depuis le 1er juillet
2004,
tout véhicule de moins de 50 cm3
acheté neuf doit être
immatriculé.
Tous les cyclos en circulation
seront immatriculés au plus tard
le 30 juin 2009. Un conseil :
n’attendez pas le dernier moment
pour faire immatriculer le vôtre.
Pour cela, envoyez un courrier
au ministère de l’Intérieur,
Service central d’immatriculation
des cyclomoteurs,
26, avenue Charles de Gaulle
BP 80090 - 95165 Montmorency Cedex.
Ou bien adressez-vous
à un vendeur professionnel ayant
signé une convention avec l’État.
Sortez assuré!
Assurer votre deux-roues est une
obligation.
C’est d’ailleurs un point que
les forces de l’ordre vérifient
très fréquemment (la vignette doit
être fixée à un endroit
visible). Elle doit couvrir au
minimum les risques
«responsabilité civile» et les
dommages au véhicule.
Mais il faut aller plus loin,
explique Olivier Gully,
responsable Produits chez AGF: «Je
conseille d’y adjoindre
la garantie Conducteur qui, dans
notre contrat AGF
deux-roues, assure une vraie
protection jusqu’à
460000 €, ce qui est
précieux en cas de blessures graves».
Le prêt du véhicule n’est pas
interdit mais Olivier Gully
suggère qu’il soit fait «avec
circonspection car, en cas
d’accident, la franchise est pour
l’assuré et le malus aussi…».
Quant au vol, il est également
couvert «à condition que
l’engin ait été gravé et
équipé d’un antivol agréé SRA».
Le transport d’un passager
Celui-ci est autorisé, mais il faut
vérifier que votre deux-roues soit homologué
pour cela. Si le certificat de
conformité mentionne le chiffre 2 en face
du nombre de places assises, vous
pouvez transporter un passager, même
de plus de 14 ans. Si le passager a
moins de 5 ans, il devra voyager dans
un siège adapté et pourvu d’un
système de retenue. Toutefois, les spécialistes
préconisent de ne transporter que
des passagers ayant atteint l’âge
de 10 ans pour des raisons de
morphologie et de maintien.
Les conseils d’AGF
limités à 45 km/h,
les cyclomoteurs n’ont
pas le droit de circuler
sur autoroute !
N’oubliez pas :
La formation
Conduite d’un deux-roues :
l’indispensable
« Le vrai problème concernant l’insécurité
des cyclos, c’est le manque de
formation ». Gérard Planchon,
expert
moto à La Prévention Routière, ne
mâche pas ses mots. Pourtant,
aujourd’hui,
pour conduire un 50 cm3, il faut
avoir son Brevet de sécurité
routière,
le fameux BSR, qui est constitué de
l’Attestation scolaire de
sécurité routière
(ASSR) de 1er niveau, passée en
classe de 5e, et d’une épreuve de
conduite de cinq heures. « C’est
mieux
que les trois heures exigées au
début…
et surtout que le rien du tout d’autrefois,
mais cela reste nettement
insuffisant
», affirme-t-il. Et d’expliquer :
« Le jeune est censé se former
tout
seul à la maniabilité de son
deux-roues.
Rien n’est prévu, pas la moindre
prise
en main hors circulation ! »
De fait, au début de l’épreuve
pratique,
pendant trente minutes environ, le
moniteur vérifie que le candidat
maîtrise
à peu près son véhicule. Il lui
donne
alors son BSR. Le reste de l’épreuve
étant consacré à une initiation
à la
La formation est le talon
d’Achille des deux-roues
motorisés. Des progrès
ont été réalisés, mais il reste
encore beaucoup à faire
en la matière. Une évidence
au regard des accidents
qui persistent.
Une prime réduite pour les bons
élèves !
Pour inciter les conducteurs de 125
cm3, généralement adultes et déjà
automobilistes, à se familiariser
avec leur nouvel engin, AGF propose une réduction
de la prime d’assurance à ceux
qui peuvent prouver qu’ils ont suivi des cours.
Le contrat AGF deux-roues n’effectue
aucune majoration pour conducteur novice
et peut même reprendre leur bonus
«auto»…
L’initiative d’AGF
9✖
conduite sur route au cours de
laquelle
le candidat va apprendre à s’insérer
dans la circulation, à se placer,
à changer
de direction, à détecter les zones
de
danger, etc. « C’est peu pour
acquérir
toutes ces notions », commente l’expert
de La Prévention Routière, qui
conseille
à tous les candidats au BSR de
compléter
par quelques heures de cours en
moto-école, dans un club ou une
association
(voir encadré).
La situation est différente pour
les
conducteurs de « motos légères »
(entre 50 et 125 cm3) qui, eux,
passent
un vrai permis, le permis A1,
constitué d’une épreuve sur le
code
de la route et d’une autre de
conduite
hors et dans la circulation. Mais ce
n’est
pas parfait pour autant.
✖ Maîtriser la circulation
Il y a quelques années, une étude
de
l’Inrets* a en effet révélé que
75% des
accidents de moto étaient dus à
une
mauvaise observation ou à une
mauvaise analyse de la circulation.
Les motocyclistes
ne seraient pas toujours
bien préparés
à affronter la
circulation. Ce que
semble corroborer
une autre étude,
assez paradoxale :
malgré leur manque
de formation
en tant que motards,
les détenteurs du permis voiture
(autorisés depuis 1996 à conduire
des « moins de 125 cm3 » sans
permis moto) ne sont pas plus
accidentés
que ceux ayant passé leur
permis moto !
« En fait, explique Gérard
Planchon, on
peut supposer que l’expérience
acquise
au volant d’une voiture compense
leur inexpérience du deux-roues.
Leur
connaissance de la circulation
constitue
un atout que n’ont pas toujours
les détenteurs du permis moto. »
✖ Suivre des cours
est indispensable
Gérard Planchon n’en conseille
pas
moins aux automobilistes qui
achètent
un scooter (généralement par
lassitude
des embouteillages citadins) de
prendre
quelques cours. L’objectif : se
familiariser
avec leur nouveau véhicule avant de
se
lancer dans la circulation. Il
suggère aussi
une réforme des permis moto qui,
dit-il,
mettent trop l’accent sur la
maîtrise de
l’engin, comme s’il fallait
préparer les
candidats à la compétition ou à l’acrobatie
alors qu’il s’agit de les
préparer à circuler
au milieu de tous les autres usagers
de la route! « Il faudrait insister
beaucoup
plus sur la connaissance de la
circulation.
C’est là que doivent se
concentrer
les efforts de formation
», souligne Gérard
Planchon.
Il se pourrait que le
ministre des Transports
ait entendu ces
arguments : Dominique
Perben s’est
récemment engagé
à soutenir les projets
de création de
pistes qui devraient constituer des
équipements
complémentaires d’apprentissage
de la conduite moto pour une
meilleure sécurité… ✖
* Institut national de recherches et
d’études
sur les transports et leur
sécurité.
Ne vous contentez
pas du minimum légal !
Que vous ayez 15 ou 30 ans, si vous
êtes un néophyte, prenez quelques
cours avant de vous lancer sur
un « cyclo » ou une « 125 cm3 »,
histoire de l’avoir bien en main
avant d’affronter la complexité
de la circulation… Le plus simple,
c’est de vous inscrire dans une
motoécole
qui vous aidera à acquérir
les principales techniques (position
de conduite, regard, accélération,
freinage, contre-braquage, etc.).
Cette
formule s’avère malheureusement
souvent trop coûteuse pour les plus
jeunes. Mais sachez que des
municipalités et des associations
telles que La Prévention Routière
proposent des formations gratuites.
Il s’agit généralement d’une
« prise
en main » du véhicule, complétée
par
une sensibilisation aux principaux
dangers et des conseils pratiques.
Une préparation modeste mais utile.
L’expérience,
c’est la maîtrise
du véhicule
et
de la conduite
en circulation
Les conseils
de La Prévention
Routière
Dépliant édité par
La Prévention Routière,
téléchargeable sur le site :
www.preventionroutiere.asso.fr
Mécanique
Combien sont-ils ces jeunes qui «
bricolent » leur cyclomoteur ? Un sur deux,
deux sur trois ? Il est certain en
tout cas que les engins modifiés sont la majorité.
Pourtant, les raisons pour les
parents de dire NON au débridage sont multiples.
✖ parce qu’en trafiquant
son véhicule, on se met hors la loi. Le code de
la route interdit en effet toute
modification technique aboutissant à une augmentation
de sa puissance. Le phénomène s’applique
surtout aux moins de 50 cm3
dont la vitesse maximale autorisée
– et en principe limitée à la construction– est de
45 km/h. Or, il suffit bien souvent
d’une simple manipulation pour que l’engin
dépasse allègrement ce seuil. Les
« kits de débridage » peuvent, de leur côté, transformer
un 49,9 cm3 en un 80 cm3, modifier
culasses ou pistons et permettre ainsi
à un modeste scooter d’atteindre
100, voire 120 km/h !
au débridage !
✖ parce qu’à 14 ou 15 ans,
on a rarement la maturité
suffisante
pour avoir la pleine conscience des
risques auxquels on s’expose et
auxquels
on expose les autres usagers en
roulant à vive allure.
✖ parce qu’un engin
trafiqué,
surtout si c’est un modèle un peu
ancien, risque de ne pas offrir la
tenue
de route et les capacités de
freinage
adaptées à de telles vitesses !
Les organes
de sécurité (suspension, freins,
pneumatiques) n’ont pas forcément
été conçus pour cela. Et en cas d’événement
inattendu sur la route, ça peut
faire toute la différence.
✖ parce qu’en cas d’accident,
l’assurance risque fort de ne pas jouer si
le cyclomoteur a été débridé ou
si les éventuelles modifications n’ont pas été
signalées au moment de la
souscription du contrat. Et cela peut coûter très cher ! ✖ parce que le
conducteur
n’est pas préparé à rouler
aussi vite.
La formation requise pour conduire
un
« moins de 50 cm3 » se limite au
Brevet
de sécurité routière. Or, piloter
un deuxroues
qui peut atteindre 100 km/h
nécessite une formation pratique et
théorique beaucoup plus poussée.
✖ Depuis
le 5 janvier dernier, les sanctions concernant la vente
d’un véhicule débridé ou de «
kits » ont été alourdies (article 317/29
du code de la route). Cette
infraction est devenue un délit passible
de deux ans d’emprisonnement et de
30 000 euros d’amende.
Les professionnels, eux, risquent en
plus une interdiction d’exercice
de cinq ans ! Ces derniers ont
déjà eu l’occasion de prendre la mesure
du changement puisque des
concessionnaires de Grenoble, Foix et Toulouse ont
été condamnés en ce sens , La
Prévention Routière s’étant portée partie civile.
Enfin, n’oubliez pas : pour celui
qui roule avec un engin trafiqué, en plus
de la contravention de 135 €, le
risque est désormais de voir son deux-roues
immobilisé, voire confisqué par
les forces de l’ordre.
Amende, prison, confiscation…
✖ parce qu’un cyclo muni
d’un pot d’échappement libre
peut être
terriblement bruyant et perturber la
tranquillité des riverains. On a
calculé
qu’un tel engin traversant Paris d’est
en ouest en pleine nuit va
réveiller quelque
300 000 personnes* ! Et n’oubliez
pas : si la vitesse excessive reste
le danger
majeur, c’est souvent le bruit qui
attire l’attention des forces de l’ordre
sur les engins trafiqués.
* Source : Centre d’information
et de documentation sur le bruit.
Équipement 11✖
Sur un deux-roues,
votre équipement
est votre seule
Casque, gants, chaussures,
vêtements : l’équipement
du cyclomotoriste et du motocycliste
constitue sa seule
protection en cas de chute. Il
mérite donc toute votre attention.
Et de la rigueur d’un bout à l’autre
de l’année. …
Équipement
En ville comme sur la route, le port
du casque
est obligatoire. Il sauve des vies
tous les jours.
Choisissez-le donc avec le plus
grand soin. ✖
Optez de préférence pour un
modèle dit « intégral » qui offre
le meilleur niveau de protection
notamment du visage. Vérifiez
qu’il soit bien adapté à votre
tête (au début, il doit serrer légèrement).
Il doit être homologué NF
(étiquette blanche, norme européenne).
D’autres types de casques existent
: les jets plus ou moins
enveloppants avec visière plus ou
moins sophistiquée
et les modèles «bikers », plus
rudimentaires.
✖Un
casque s’achète neuf, car il « se moule»
à votre tête. C’est-à-dire que
les mousses
s’adaptent à votre morphologie et
prennent son empreinte.
Choisissez-le donc avec le plus
grand soin et renoncez
à un achat sur Internet puisqu’il
faut l’essayer. Au départ,
votre casque doit en effet vous
serrer. Faites le test avec
vos lunettes si vous en portez. Vous
ne devez pas pouvoir
passer un doigt entre le casque et
la tête.
✖ Un
casque ne doit pas être prêté. Il doit impérativement
être changé après toute chute ou
accident dans lequel
il a été heurté. Car même si
cela n’apparaît ni à l’extérieur
ni à l’intérieur, le calotin en
polystyrène situé sous
la calotte en fibre composite de
polycarbone a subi
des déformations et n’assurera
plus correctement
son rôle d’amortisseur. Dans tous
les cas, après plusieurs
années d’utilisation, changez-le
car il aura perdu
de son efficacité.
✖ Le
casque comporte des éléments réfléchissants
qui contribuent à la visibilité de
son utilisateur : ceux-ci
ne doivent en aucun cas être
retirés ou masqués.
✖ N’oubliez
pas : un casque n’est efficace que
s’il est correctement attaché.
Bon à savoir
Le B. A.-BA du casque
Le
13✖
Même s’il fait très chaud, ne
confondez pas ensemble de plage
et tenue « deux-roues » ! La seule
façon d’éviter les brûlures et d’avoir
une bonne protection en cas de
chute, c’est de porter des vêtements qui
recouvrent complètement bras et
jambes, suffisamment épais et solides pour
résister au frottement. La
meilleure des protections est évidemment le cuir,
mais des vêtements en jean ou tout
autre coton épais peuvent faire l’affaire
en circulation urbaine. En revanche,
évitez à tout prix les doublures en matières
synthétiques de type Nylon qui
pourraient, en cas de glissade, fondre sur
la peau et provoquer de graves
brûlures. ✖
Le traumatisme crânien, autrefois
le drame caractéristique des accidents
de deux-roues, connaît heureusement
un net recul depuis que le port
du casque s’est développé. Bien
sûr, lorsque l’accident intervient à vitesse élevée
ou lors d’une collision avec un
autre véhicule, le casque ne permet pas toujours
d’éviter les lésions
crâniennes, mais du moins il en réduit la gravité… s’il ne se
détache pas, ce qui arrive tout de
même dans 10 % des cas, du fait d’une mauvaise
utilisation du système d’attache.
Cela dit, les accidents les plus fréquents sont ceux
où le deux-roues chute seul
(dérapage sur une bande blanche ou sur une chaussée
mouillée, manoeuvre d’évitement
mal maîtrisée, etc.). Dans ce cas, les traumatismes
concernent en priorité les membres
inférieurs et supérieurs qui subissent alors des
abrasions et des lacérations par
frottement sur la chaussée, parfois des fractures
et des plaies provoquées par le
guidon ou par le poids de l’engin lorsqu’il retombe
sur la victime. Les problèmes les
plus fréquents sont cependant les graves brûlures
dues au contact, lors de la chute,
avec le pot d’échappement ou encore au frottement
sur la chaussée, parfois aggravé
par un échauffement de certains tissus
synthétiques. D’où l’importance
d’être bien vêtu pour se protéger au mieux… ✖
Les chaussures montantes restent
la meilleure des protections. Elles
doivent être
souples (surtout pas de semelles
épaisses qui gêneraient
la sensibilité sur les pédales)
mais munies d’une tige
suffisamment haute pour protéger la
cheville.
Un renfort sur les malléoles est un
vrai atout sécurité.
✖ Des blessures
caractéristiques
N’oubliez pas de bons gants
renforcés aux articulations
et à la paume (les mains sont
très exposées en cas de chute).
Les plus mordus pourront aussi
choisir des blousons en cuir
imperméabilisés spécials
deux-roues,
qui sont dotés d’atouts non
négligeables (coques protectrices
aux coudes et aux épaules,
protection
dorsale). Une doublure amovible
matelassée, une aération au niveau
des aisselles, un bas resserrable…
améliorent le confort.
doit aussi habiller
le passager.
La vestimentaire
Comment choisir un deux-roues ?
L’offre sur le marché des
deux-roues est considérable.
Et il est parfois difficile
de s’y retrouver, d’autant
que les scooters de 49,9 cm3
ressemblent à des scooters
puissants et que les motos
légères ont déjà des airs
de petits bolides. Nous avons
tenté de faire le point.
Entre les deux, votre coeur balance…
ou
✖ C’est
une question
de budget, bien sûr, mais
il est évident qu’il vaut mieux
acheter un engin neuf.
D’abord parce que l’on
bénéficie
des dernières avancées techniques,
ce qui est essentiel pour la
sécurité.
Ensuite, parce que l’on est
assuré
de rouler avec un engin qui répond
vraiment aux normes portées
sur son certificat de vente ou sur
la carte grise. S’il s’agit d’un
« cyclo»,
un parc où l’on estime qu’environ
trois engins sur cinq ont été
modifiés,
ce n’est pas un détail. Reste qu’une
occasion peut être une option
intéressante dans le cas où vous
vous êtes assuré que le véhicule
n’ait pas été débridé ou «
kité »,
qu’il n’ait pas été accidenté
ou mené
trop durement. S’il s’agit d’une
125 cm3, veillez surtout à ce qu’elle
n’ait pas trop de kilomètres (pas
plus
de 4 000 km par an). Vérifiez
les pneus : si l’un est plus usé
sur
un flanc que sur l’autre, c’est
que
le cadre est faussé. Fuyez !
Vérifiez
également l’usure des disques de
freins (un disque ne devrait pas
avoir
besoin d’être changé avant 50000
km).
Occasion ou neuf?
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