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Flotte automobiles et biocarburants une experience - (10/07/2007)
  

Lancement dans la Marne de l‘expérimentation nationale du bioéthanol (E85)
et mise en service de la première flotte de véhicules Flex Fuel 


DOSSIER DE PRESSE
Sommaire
Communiqué ………………………………………………………………………………………P3
La politique gouvernementale en faveur des biocarburants ……………P5
Ce qu‘il faut savoir sur l‘E85 …………………………………………………………….P8
Le processus de fabrication de l‘éthanol ………………………………………….P10
La filière des biocarburants en France …………………………………………….P13
La technologie Flex Fuel …………………………………………………………………..P16
Le protocole d‘expérimentation et de suivi ………………………………………P18
La mise en service de la flotte de véhicules Flex Fuel
Du Département de la Marne œ Dispositif technique ………………………P19
Le Département de la Marne et les agro-industries ………………………..P21
Le pôle de compétitivité « Industries et Agro-Ressources » …………..P23
Annexes



COMMUNIQUE
L‘E85 est désormais une réalité en France. François LOOS, Ministre délégué à l‘industrie, 
s‘est rendu, dans la Marne, le 1er juin, pour délivrer officiellement l‘autorisation d‘expérimenter ce nouveau carburant, composé à 85% d‘éthanol et à 15% d‘essence SP95. La première flotte française de véhicules Flex Fuel fonctionnant au bioéthanol a été mise en service par le Conseil général de la Marne qui expérimentera l‘E85 pendant 12 mois, dans le cadre d‘un protocole conclu avec l‘Etat, qui en a confié l‘expertise scientifique à l‘Ademe et à l‘Institut Français du Pétrole. 
Ce carburant, produit à partir de betteraves sucrières ou de céréales, est destiné aux moteurs à
essence et pourrait être rapidement disponible à la pompe. Le Gouvernement a, en effet,
décidé de réaliser pour l‘été un plan d‘action pour le développement d‘un réseau de pompes
vertes pour le distribuer sur tout le territoire français à l‘horizon 2010. Une mesure qui
s‘inscrit dans le plan que le Gouvernement a engagé pour développer les biocarburants afin de
porter leur part dans les carburants mis à la consommation à 7% en 2010 et 10% en 2015. 
L‘objectif français est d‘atteindre, dès 2008, le taux d‘incorporation des biocarburants
(5,75%) fixé par l‘Union Européenne à l‘horizon 2010 et d‘être, à cette date, à 7%. 
Aujourd‘hui, seuls Ford et Saab proposent sur le marché français des véhicules flexibles,
seuls capables d‘accepter de l‘E85. La flotte marnaise est d‘ailleurs composée de sept Ford
Focus Bioflex. Renault a annoncé son intention de proposer, dès 2009, la moitié de sa gamme
en Flex Fuel. Issus d‘une technologie éprouvée, largement répandus en Suède et au Brésil, les
véhicules flexibles adaptent automatiquement leur fonctionnement à tout mélange d‘essence
et d‘éthanol pur dans des proportions comprises entre 0% et 85% en volume d‘éthanol. Ils
permettent ainsi de choisir le carburant le moins cher lors du passage à la pompe. Technologie
économique mais aussi technologie écologique, le Flex Fuel permet de réduire jusqu‘à 70% le
niveau des rejets de CO2 (en cycle fermé), gaz à effet de serre tenu pour responsable du 
réchauffement climatique. 
La France a produit, en 2005, 100.000 tonnes d‘éthanol. La construction de 6 nouveaux outils,
parmi lesquels le projet Cristanol, lancé par le Président de la République en août 2005,
devrait permettre de faire passer la capacité de production française à 900.000 tonnes en 2008 
et de répondre aux objectifs du Gouvernement. La France est un grand pays agricole. Inscrire
un développement industriel comme celui du bioéthanol dans le prolongement direct de la
capacité agricole apporte une réponse à la question du maintien sur le territoire d‘une
industrie ancrée dans les régions, mais également à celle de l‘emploi et des débouchés de la
filière agricole. 

La Marne offre, à cet égard, un exemple significatif. Puissant producteur de plantes de grande
culture, ce département est très impliqué dans la valorisation non alimentaire des ressources
agricoles. Filière agricole, monde industriel et pouvoirs publics locaux ont mobilisé leurs
forces pour développer un pôle d‘excellence dans le secteur des agro-industries. 
Artisan de cette mobilisation régionale, partenaire de premier plan, le Conseil général de la
Marne s‘est naturellement porté candidat à l‘expérimentation de l‘E85, réunissant les
conditions techniques nécessaires. Cette initiative est un premier pas vers une expérimentation 
plus large qui sera conduite, à l‘avenir, par le pôle de compétitivité « Industries et Agro-
ressources » qui incarne aujourd‘hui l‘avenir industriel et un potentiel d‘emplois de la
Champagne Ardenne et de la Picardie. L‘enjeu est, cependant, plus vaste : le marché européen
des biocarburants ouvre, à ces deux régions, mais aussi à la France, des perspectives
économiques prometteuses et conformes aux exigences d‘un développement durable.


La Politique gouvernementale
en faveur des biocarburants
Un taux d‘incorporation supérieur aux objectifs communautaires dès 2008 
Le Gouvernement a engagé un plan très ambitieux pour développer les biocarburants : il
s‘agit de porter leur part dans les carburants mis à la consommation en France à 7 % en 2010 
et 10% en valeur énergétique en 2015, alors qu‘en 2005 leur taux d‘incorporation n‘était que
de 1%. Pour 2010, le Gouvernement a donné des agréments permettant de construire les
usines nécessaires : 2,7 millions de tonnes agréés sur 2005 et 2006 permettant la construction
de 16 usines nouvelles, soit 2 milliards d‘euros d‘investissements. Il lancera prochainement
un nouvel appel d‘offres pour 1,1 millions de tonnes de biocarburants à agréer d‘ici l‘été.
Le plan biocarburants français entend aller plus loin que les objectifs communautaires qui
fixent un taux d‘incorporation de 5,75% à l‘horizon 2010, alors que l‘objectif national est
d‘atteindre ce taux dès 2008 et d‘être à 7% en 2010. 
Deux filières concernées
Pour la filière essence, sont concernés l‘éthanol, fabriqué à partir de betterave ou de céréales, 
qui est, soit incorporé en direct, soit sous forme d‘éthyl tertio butyl éther (ETBE contenant
environ pour moitié de l‘éthanol). 
Pour la filière gazole, ce sont traditionnellement des huiles végétales, fabriquées à partir de
colza ou de tournesol, qui sont estérifiées sous forme d‘ester méthylique d‘huile végétale
(EMHV). Pour cette filière, de nouveaux produits sont agréés depuis 2006 : l‘ester éthylique
d‘huile végétale (EEHV), l‘ester méthylique d‘huile animale (EMHA) ainsi que les
biogazoles de synthèse. 
L‘utilisation des huiles végétales pures, en mélange direct dans le gazole, a été autorisée par la
loi d‘orientation agricole sans aucune fiscalité : en 2006, leur usage est strictement limité à
l‘autoconsommation, à compter du 1 er janvier 2007, elles seront autorisées pour le secteur
agricole uniquement.  
La difficulté technique d‘une généralisation de l‘usage de ces huiles porte sur leur
compatibilité avec les moteurs : risque de dégradation de la combustion, d‘émission de
particules polluantes et de formation de dépôts qui encrassent le moteur.
Contact Presse :
Hélène PHILIP œ Ministère de l‘économie, des finances et de l‘industrie
Tel : 01 53 18 44 85 - helene.philip@cabinets.finances.gouv.fr

Le dispositif fiscal de soutien aux biocarburants
Ce dispositif est double :
• une exonération partielle de taxe intérieure de consommation (TIC) : actuellement
33 ⁄/hl pour l‘éthanol (direct ou ETBE), 30 ⁄/hl pour l‘EEHV et 25 ⁄/hl pour les
EMHV, EMHA et biodiesels de synthèse ;
• depuis 2005 une taxe (TGAP biocarburants) : elle oblige les pétroliers et les
distributeurs à incorporer un certain pourcentage de biocarburants dans les
carburants mis à la consommation en France. A défaut les opérateurs acquittent
une pénalité proportionnelle à la part de biocarburants qu‘ils n‘ont pas incorporés. 
En 2005, l‘effort budgétaire consacré au soutien des biocarburants a atteint 200 M⁄. Cet effort
sera multiplié par 5 à l‘horizon 2008 et par 10 à l‘horizon 2010. 
Table ronde de novembre 2005 : des engagements tenus
A ce jour, le bilan des 15 engagements pris par les participants, à la table-ronde qui a réunit en 
novembre dernier à Bercy tous les acteurs concernés autour de François Loos, ministre
délégué à l‘industrie et de Dominique Bussereau, ministre de l‘Agriculture et de la pêche, tant
le secteur agricole et le secteur pétrolier que les pouvoirs publics, est le suivant :
- les consultations sur les textes règlementaires permettant de modifier les normes
gazole et essence afin d‘atteindre les objectifs fixés d‘incorporation de biocarburants pour
2008 sont en cours;
- pour faciliter l‘incorporation d‘éthanol en direct dans l‘essence : élaboration et mise
à disposition de base éthanolable par les pétroliers en France, lancement en mai 2006 d‘une
opération d‘incorporation en direct sur Rouen (stations service Leclerc);
- en loi de finances pour 2006 ouverture des agréments à de nouveaux produits
permettant notamment des débouchés pour l‘éthanol dans l‘essence (via l‘EEHV);
- soutien au flex fuel dès 2006 
Le Gouvernement souhaite développer le flex fuel
Le Premier Ministre a fixé des objectifs clairs dans sa déclaration sur la politique énergétique
du 15 mai 2006. Il a souhaité que « d‘ici la fin de la décennie chaque français qui le
souhaitera devra pouvoir utiliser un véhicule consommant des carburants à haute teneur en 
biocarburants […] et accéder à un véritable réseau de pompes vertes ». A cette fin il a
demandé à Thierry Breton, ministre de l‘Economie, des finances et de l‘industrie, Dominique
Bussereau, ministre de l‘Agriculture et de la pêche, et François Loos, ministre délégué à
l‘Industrie qui le lui ont proposé, de préparer d‘ici l‘été 2006 un plan d‘action précis fixant
un calendrier volontariste de développement du flex fuel, tout en permettant aux filières
agricoles et industrielles de s‘adapter à ce grand défi. 
Contact Presse :
Hélène PHILIP œ Ministère de l‘économie, des finances et de l‘industrie
Tel : 01 53 18 44 85 - helene.philip@cabinets.finances.gouv.fr


Le 7 les ministres installeront un groupe de travail associant le secteur
automobile, les distributeurs de carburants et les représentants du monde agricole et des
automobilistes. 
Ce groupe de travail aura pour objectif d‘élaborer un plan d‘action à l‘été 2006 prévoyant : le
développement rapide d‘une large offre de véhicules flex fuel pour les particuliers et un
calendrier de déploiement de « pompes vertes » sur l‘ensemble du territoire français. Enfin les
Ministres fixeront le cadre réglementaire et fiscal de cette nouvelle filière. 
Plusieurs expérimentations seront lancées dès 2006 
A ce stade trois projets officiels sont envisagés sur des flottes captives :
- celui du Conseil Général de la Marne dont la première flotte est inaugurée le 1
er
;
- celui de la Ville de Paris qui souhaite également faire rouler des véhicules flex
fuel ;
- celui plus large du pôle de compétitivité « Agro-ressources » en Champagne-
Ardennes : le pôle se propose d‘accompagner les expérimentations d‘entreprises
privées ou de collectivités locales en facilitant l‘obtention de véhicules flex fuel et
la logistique de distribution du carburant vert. 
Par ailleurs, des initiatives pourraient être rapidement prises dans le département de la
Somme. Enfin les services publics seront également équipés et notamment le parc automobile
du Ministère de l‘Economie, des Finances et de l‘Industrie. 
Contact Presse :
Hélène PHILIP œ Ministère de l‘économie, des finances et de l‘industrie
Tel : 01 53 18 44 85 - helene.philip@cabinets.finances.gouv.fr

Ce qu‘il faut savoir sur l‘E85
Qu‘est ce que l‘E85 ? 
Il s‘agit d‘un carburant contenant 85% d‘éthanol en volume et 15% d‘essence en volume.
Une teneur minimale en essence est nécessaire pour garantir le fonctionnement à froid du
véhicule. 
L‘éthanol qui entre dans la composition de l‘E85 est un alcool, principalement produit par la
fermentation de grains riches en sucre ou en amidon, c‘est-à-dire à partir de betteraves à
sucre, ou de céréales. 
Qu‘est-ce que la technologie flex fuel ? 
Les véhicules flex fuel sont capables d‘adapter automatiquement leur fonctionnement
pour tout mélange d‘essence et d‘éthanol pur dans des proportions comprises entre 0% et
85% en volume d‘éthanol. Ce sont en pratique des véhicules avec un moteur essence équipé
de dispositifs d‘injections, de capteurs électroniques spécifiques et d‘une informatique
supplémentaire ; de plus, les matériaux utilisés doivent être compatibles avec l‘éthanol. Ils ne
peuvent donc pas résulter de simples adaptations à partir de véhicules déjà existants. 
Quel est son avantage ? 
Ces véhicules présentent l‘avantage pour le consommateur de pouvoir choisir le carburant
le plus propre et le moins cher lors du passage à la pompe, ou à défaut d‘éthanol proposé
dans la station service, de pouvoir rouler à l‘essence. 
Où peut-on en trouver et à quel coût ? 
La technologie est disponible chez la plupart des constructeurs déjà présents sur ce marché au
Brésil et en Suède. A ce jour, seuls Ford et Saab ont des modèles disponibles sur le marché
français mais Renault a déjà annoncé qu‘à la mi-2009 il proposerait la moitié de sa gamme en
flex fuel. 
Le surcoût de ces véhicules reste limité (pas plus de 200 euros par véhicule à terme). 
Est-il possible de rouler en France avec un modèle flex fuel étranger importé ? 
Comme pour tout véhicule étranger importé, l‘immatriculation nécessite la conformité aux
réglementations européennes. A défaut, une réception à titre isolé du véhicule sera exigée par
la préfecture (auprès de la DRIRE). Cette procédure est complexe, il est nettement préférable
d‘acheter des véhicules dont la conformité aux règles européennes est garantie par le
constructeur/vendeur. 
Contact Presse :
Hélène PHILIP œ Ministère de l‘économie, des finances et de l‘industrie
Tel : 01 53 18 44 85 œ helene.philip@cabinets.finances.gouv.fr

Où peut-on trouver de l‘E85? 
L‘E85 n‘est pas à ce jour un carburant autorisé de manière générale en France et il n‘existe
aucune pompe grand public le distribuant. Il vient cependant d‘être autorisé pour les
expérimentations conduites dès 2006 sur des flottes captives utilisant des pompes privées. 
Afin d‘en généraliser son usage, l‘objectif du Gouvernement est d‘autoriser complètement
ce carburant à compter du 1 er janvier 2007 et d‘ encourager le développement d‘un réseau
de pompes vertes pour le distribuer sur l‘ensemble du territoire français. 
Contact Presse :
Hélène PHILIP œ Ministère de l‘économie, des finances et de l‘industrie
Tel : 01 53 18 44 85 - helene.philip@cabinets.finances.gouv.fr

Le processus de fabrication de l‘éthanol
Depuis la création de Cristal Union, la préservation de notre planète fait partie intégrante des
valeurs et de la stratégie de développement du Groupe « pour laisser à nos petits-enfants une
planète bleue ». Le déclin de l‘énergie fossile, la teneur croissante en CO2, les variations
climatiques consécutives qui tendent vers une élévation de la températures ont autant
d‘arguments qui nous incitent à trouver rapidement des solutions pour éviter les scénarii
catastrophiques pour l‘avenir de la Terre. 
Avec la politique de développement des bio-carburants impulsée par le gouvernement, la
notion souvent un peu vague de développement durable devient très concrète. Il s‘agit d‘abord
de substituer, pour partie, une source d‘énergie fossile par une source d‘énergie renouvelable.
Et comme il s‘agit d‘une source agricole française, cette source est maîtrisable : les quantités
sont prévisibles, les débouchés sont assurés. Et toute la ressource est valorisée : la totalité de
la plante trouve un usage de valeur. 
Il s‘agit, ensuite, d‘une filière énergétiquement efficace. L‘industrie pétrolière consomme une
unité d‘énergie pour produire 0,85 unité d‘énergie sous forme d‘essence. Le bio-éthanol
consomme une unité d‘énergie pour produire 3 unités d‘énergie dont 2 sous forme
d‘essence 

1 .
Il s‘agit, enfin, d‘une énergie conforme aux objectifs du protocole de Kyoto. Avec le seul taux
de 7 % de bio-carburant, les émissions de CO2 des véhicules qui circulent aujourd‘hui en 
France seront réduites de 9 millions de tonnes par an 

2 . 
Mais le développement durable, ce n‘est pas seulement l‘écologie. C‘est aussi la recherche,
l‘emploi, la valeur sociale du projet. De ces points de vue, la France dispose d‘atouts qui lui
permettent de jouer ses cartes. La France est un grand pays agricole. Inscrire un 
développement industriel comme celui des bio-carburants dans le prolongement direct de la
capacité agricole apporte une réponse à la question du maintien, sur le territoire, d‘une
industrie bien ancrée dans nos régions. 
Contact Presse :
Nathalie Franzoni œ CRISTAL UNION
Tel : 01 42 99 00 68 
1
Source : Eco-bilan ADEME-DIREM œ décembre 2002 
2 Source : Plan climat 2005
3
SCA de Juniville (08), NOURICIA à Troyes (10), SCARA à Villette sur Aube (10), SCA d'Anglure (51), SCA
d'Esternay (51), Union Cohesis Developpement à Reims (51), SCA de la Champagne à Val des Marais (51), SCA
Marnaise à Chalons en Champagne (51), SCA de Sezanne (51), 110 BOURGOGNE à Moneteau (89), Coopérative
Agricole Lorraine œ CAL à Laxou (54), EMC2 à Bras sur Meuse (55), CA Moselle Est à Insming (57), GPB Dieuze
Morhange à Morhange (57), LORCA à Lemud (57), Fédération Régionale des Coopératives de Picardie à Laon (02)

Le groupe agro-industriel Cristal Union se mobilise en construisant Cristanol, distillerie
européenne entièrement dédiée au bioéthanol, qui représente un investissement de 200 
millions d‘euros. Porté par Cristal Union et Bléthanol, Cristanol associe la glucoserie
Chamtor, des coopératives et des industriels betteraviers et céréaliers de Champagne-Ardenne
et de Picardie, mais aussi d‘Alsace, de Bourgogne, et du Centre. Quinze coopératives
céréalières
3
sont ainsi fédérées par Champagne Céréales autour de l‘entreprise Bléthanol et, 
autour de Cristal Union, 2 groupes coopératifs sucriers : en Alsace la sucrerie d‘Erstein (Bas-
Rhin), et dans la région Centre la sucrerie de Bourdon à Aulnat (Puy de Dôme), ainsi que les
betteraviers de la SA Bourgogne Betteraves. 
Au lieu de dépendre d‘une seule source d‘approvisionnement, la même usine peut fabriquer le
bio-éthanol à partir de betteraves et de céréales. Cette synergie fonctionne déjà en grandeur
réelle dans l‘usine de Bazancourt/Betheniville, installée dans la Marne sur le site d‘un pôle
agro-industriel incluant la glucoserie de Chamtor et le centre de recherche en « chimie verte » 
ARD, créé par les trois partenaires pour développer ces nouvelles technologies. 
A l‘horizon de cette mobilisation, un enjeu européen qui fait du projet Cristanol un des piliers
de la création du pôle de compétitivité IAR proposé au gouvernement par les régions
Champagne-Ardenne et Picardie autour de l‘industrie des agro-ressources. 
Cristanol est un projet industriel de premier plan du point de vue de la technologie, de la
production et du financement (55 % Cristal Union, 45% Bléthanol), qui sera au rendez-vous
des échéances fixées par le gouvernement et l‘Union européenne. 
L‘enjeu va bien au-delà des partenaires de Cristanol et des régions Champagne-Ardenne et
Picardie: le marché européen du bio-éthanol ouvre des perspectives économiques
potentiellement vastes et conformes aux enjeux du développement durable. 
Le process de fabrication
A TERME DEUX PROCESS EN UN SITE A BAZANCOURT (MARNE)
1 LIGNE BETTERAVE/GLUCOR DE 1 500 000 HL/AN COMPORTANT :
1 ligne de fermentation continue
2 lignes de distillation en parallèle : 4 000 hl/j. + 2 500 hl/j.
1 ligne de tamis moléculaires couplée à la distillation
1 concentration de vinasses 
1 LIGNE CEREALES DE 2 MILLIONS HL/AN COMPORTANT :
1 ligne de production de farine (moulin)
1 ligne d‘hydrolyse et de fermentation continue
1 ligne de distillation de 5 000 hl/j.
1 ligne de tamis moléculaires couplée à la distillation
1 concentration de vinasses 
1 séchage de drèches

Zoom sur le process de fabrication du bioéthanol à partir de la betterave :
( Voir shéma et photos ci-joint)
NB :
-
Fermentation par les levures du saccharose contenu dans la betterave : le saccharose est
hydrolisé par la levure en glucose/ fructose, qui transforme ces 2 sucres en alcool
éthylique (pour le blé et autres céréales, c'est l'amidon qui est hydrolisé en glucose).
-
Processus de distillation pour séparer l'alcool brut des "vinasses" (impuretés du substrat,
les vinasses de betteraves sont concentrées et utilisées en engrais épandus dans les
champs)
-
Après distillation , l'alcool brut est stocké pour la fabrication d'alcool traditionnel
(pharmacie, agro-alimentaire, cosmétique, chimie...) ou est déshydraté pour la fabrication
de bioéthanol
-
Dans le process de déshydratation, l'alcool brut est déshydraté sur tamis moléculaire pour
respecter les exigences de teneur en eau des utilisateurs
-
L'alcool est ensuite expédié soit par train, soit par bateau, soit par camion
Contact Presse :
Nathalie Franzoni œ CRISTAL UNION
Tel : 01 42 99 00 68 

La filière des biocarburants en France
La Production (2005) :
Production d‘éthanol en France : 100.000 tonnes
Matières premières agricoles mises en Œuvre : betterave sucrière et blé
Producteurs français d‘éthanol et sociétés de commercialisation :
PRODUCTION
COMMERCIALISATION
Cristal Union (groupe)
Saint Louis-Sucre
Société Vermandoise Industries
ETHANOL UNION (groupe)
Sucrerie de Bourdon 
Sica de la Vallée du loing 
Téréos (groupe)
BIO-ETHANOL NORD PICARDIE
Tate & Lyle
TATE & LYLE
D‘importants investissements (1 milliard ⁄) sont engagés, ou en passe de l‘être, en vue de la construction de 6
outils nouveaux visant à faire passer la capacité de production d‘éthanol française à près de 900.000 tonnes, ce
qui correspond à l‘objectif fixé par notre gouvernement à l‘horizon 2008 (5,75% du marché de l‘essence en
contenu énergétique).
Les débouchés actuels
ETBE : Ethyl Tertio Butyl Ether

molécule resultant d‘une réaction combinant l‘isobutylène (produit pétrolier issu du
cracking) et l‘éthanol dans une proportion proche de 50/50 en masse ;

la réglementation européenne autorise l‘incorporation d‘ETBE dans l‘essence jusqu‘à
15% en volume ;

historiquement le premier (démarrage au début des années 90) et longtemps le seul
débouché offert à l‘éthanol par la volonté des opérateurs pétroliers, l‘ETBE constituant
une base intéressante pour leur pool essence et permettant une bonne valorisation de
leur isobutylène ;

quatre unités d‘ETBE sont actuellement opérationnelles en France : trois sont intégrées
dans les raffineries TOTAL de Feyzin, Gonfreville l‘Orcher et Dunkerque, la quatrième
est exploitée par la société Lyondell à Fos-sur-mer ;
Contact Presse :
Dane Colbert œ Ethanol Union
Tel : 01 42 99 01 80 œ dane.colbert@ethanolunion.fr


les unités de Gonfreville l‘Orcher et Dunkerque ont été construites dès l‘origine pour la
production d‘ETBE, en partenariat entre les producteurs d‘éthanol, les organisations
agricoles betteravière et céréalière et TOTAL ; les unités de Feyzin et Fos-sur-mer sont
des unités de production de MTBE - Methyl Tertio Butyl Ether mettant en Œuvre du
méthanol - converties ou en cours de conversion à l‘ETBE ;
Incorporation directe d‘éthanol dans l‘essence :

solution opérationnelle retenue partout ou existe une volonté politique forte et
déterminée de substituer (au moins partiellement) l‘éthanol à l‘essence : Brésil (20 à
25%), USA (10%), notamment ;

la réglementation européenne n‘autorise aujourd‘hui l‘incorporation directe d‘éthanol
dans l‘essence que jusqu‘à 5% en volume (E5);

en Europe, seule la Suède a eu une politique active favorisant le développement de cette
solution, et aujourd‘hui c‘est près de 100% des essences distribuées en Suède qui sont
en fait du E5 ;

en France, les opérateurs pétroliers se sont toujours vigoureusement opposés à cette
solution qui, par ailleurs, ne soulève aucune objection de la part des constructeurs
automobiles pour des mélanges à 5%, voire 10% d‘éthanol ;

le démarrage du E5 en France n‘a donc été possible qu‘en coopération avec les
distributeurs indépendants de carburants, c‘est à dire la distribution indépendante qui
représente en France plus de 55% du marché des carburants vendus aux particuliers :
grande distribution GMS et aussi, à une échelle plus locale, la société Dyneff dans le
sud de la France ;

une première opération d‘incorporation directe d‘éthanol d‘envergure régionale a été
initiée en novembre 2004 et se poursuit depuis avec la société Siplec sur son dépôt de
Strasbourg ; plus récemment, une opération a été lancée cette fois en partenariat avec
l‘ensemble des enseignes de la grande distribution sur leur dépôt de Rouen : au cours
des douze prochains mois cette dernière opération concernera 400.000 m3 d‘essence qui
seront additivées de ± 5% d‘éthanol sur ce dépôt.
Les débouchés futurs
- L‘E85 
carburant composé à 85% (maximum) d‘éthanol et 15% d‘essence et alimentant les FFV
(Flex Fuel Vehicles) dont le développement est très spectaculaire au Brésil (3% des
immatriculations neuves en 2003, et 75% en 2005) ;
en Europe, la Suède est à nouveau en pointe puisque plusieurs centaines de stations-
service distribuent déjà l‘E85 au grand public ;
contrairement à l‘E5 (voire l‘E10), carburant banalisé à la pompe, l‘E85 permettra à
l‘utilisateur de faire volontairement un acte citoyen en matière de protection de
l‘environnement ;
premier développement en cours sur flotte captive en France à l‘initiative du Conseil
Général de la Marne ; les opérateurs pétroliers ne se montrant pas non plus intéressés
par cette voie, le lancement du E85 n‘est possible que grâce à la coopération de la
grande distribution, en l‘occurrence pour cette opération la société Siplec ;
Contact Presse :
Dane Colbert œ Ethanol Union
Tel : 01 42 99 01 80 œ dane.colbert@ethanolunion.fr

- EEHV (Ester Ethylique d‘Huiles Végétales ) :
le remplacement du méthanol par l‘éthanol dans la réaction d‘estérification des huiles
végétales permettra sans doute prochainement d‘offrir sur le marché un gazole 100%
renouvelable ;
études et essais techniques en cours sur le process et sur l‘utilisation du produit (IFP).
Une expérience prometteuse
Les 20 et 21 mai derniers était organisée sur le circuit de Nogaro la 22
ème
édition du Shell Eco 
Marathon, compétition organisée par Shell, et qui consiste pour les concurrents à parcourir
avec un véhicule de leur conception la plus longue distance possible avec le minimum de
carburant possible. 
La vitesse minimale des véhicules doit être de 30 km/heure et la compétition se déroule sur un
circuit où les véhicules en compétition doivent parcourir environ 25 km : le résultat de chacun
est extrapolé pour calculer le nombre de km parcourus ramené au contenu énergétique d'1 litre
d'essence et un classement au nombre de km / litre d'essence est établi. 
Cette année la compétition a rassemblé 250 concurrents venant de 20 pays différents et pour
la première fois depuis 22 ans un véhicule fonctionnant à l'éthanol pur a remporté l'épreuve :
il a parcouru 2.885 km avec l'équivalent énergétique d'1 litre d'essence.
Il devance deux véhicules fonctionnant avec une pile à combustible (respectivement 2.780 et
2.720 km), le premier véhicule alimenté avec de l'essence arrivant assez loin derrière. 
Cette performance est à mettre au crédit de jeunes étudiants de la région nantaise (lycée La
Joliverie) qui ont, au passage, également remporté le prix de l‘Environnement attribué au
véhicule produisant le moins d‘émissions de gaz à effet de serre. 
Contact Presse :
Dane Colbert œ Ethanol Union
Tel : 01 42 99 01 80 œ dane.colbert@ethanolunion.fr

La technologie Flex Fuel
Ford, leader en Europe dans le domaine des véhicules fonctionnant au biocarburant E85,
commercialise en France deux véhicules flexibles : la berline Focus et le monospace compact
Focus C-Max. Avec une réduction de près de 70 % de leur niveau de rejets de CO
2
(en cycle
fermé) les versions flexibles de la Focus et du Focus C-MAX jouent un rôle absolument
déterminant dans la politique environnementale de Ford et dans son engagement en faveur de
la mobilité durable. 
Les versions flexibles des Focus et Focus C-MAX sont capables de fonctionner
indistinctement au biocarburant E85, à l‘essence SP95 ou avec un mélange des deux dans un
seul et même réservoir de carburant. Ces nouveaux véhicules offrent donc une grande
polyvalence, tant du point de vue de leur technologie que dans leur facilité d‘utilisation.
Une technologie écologique
Etant donné que l'éthanol est un carburant renouvelable dérivé des plantes (céréales, betterave
à sucre, etc.) ou de la biomasse (déchets de bois, pailles…), son principal avantage sur le plan
écologique est qu'il réduit les rejets de CO
2
œ principal gaz à effet de serre considéré comme
responsable du réchauffement de la planète. 
Lorsqu‘on utilise cette matière issue des plantes ou la biomasse pour produire de l'éthanol, le
cycle du CO
2
peut, dans une certaine mesure, s‘effectuer en « cycle fermé ». Le processus de
photosynthèse des plantes fait que le dioxyde de carbone qu‘elles absorbent au cours de leur
développement est celui rejeté par l'éthanol, lorsque celui-ci est utilisé comme carburant.
Ainsi, sur l'ensemble de la chaîne allant de la production à la consommation, l‘utilisation
d'éthanol peut permettre une réduction de 70 % des rejets de CO
2
par rapport à un moteur
traditionnel fonctionnant exclusivement à l‘essence. 
Le pouvoir calorifique de l'éthanol étant inférieur à celui de l'essence, la consommation
moyenne est légèrement supérieure quand le conducteur utilise exclusivement du E85 plutôt
que du carburant classique. Cependant, les émissions de CO
2
sont sensiblement identiques et
les niveaux de NOx nettement inférieurs. 
En tenant compte de la réduction des rejets de CO
2
en cycle complet et de la diminution des
rejets de NOx, la technologie flexible agit donc directement sur la qualité de l‘air et sur
l'environnement. 
Une technologie simple et fiable
La technologie flexible n‘est pas radicalement différente de celle des modèles traditionnels à
moteur essence. En fait, ceux-ci ont subi trois modifications fondamentales. 
Contact Presse :
Stephane Cesaréo œ Ford France
Tel : 01 61 01 65 24 œ aducluze@ford.com


Premièrement, les soupapes et les sièges de soupape du moteur essence 1.8 litre 16 soupapes
sont réalisés dans un matériau trempé spécial. Les pompes d‘alimentation et les injecteurs de
carburant sont modifiés pour faire face au débit de carburant supplémentaire. 
Deuxièmement, la gestion électronique de l'injection s‘adapte à la proportion d‘éthanol et
d‘essence présente dans le réservoir de carburant. Cette opération s‘effectue automatiquement
sans la moindre intervention du conducteur. 
Enfin, étant donné que l'éthanol est moins performant que l‘essence lors des démarrages à
froid, le bloc-cylindres dispose d‘un dispositif de préchauffage lorsque la température chute
en dessous de -15°C. 
La conséquence de la simplicité de la technologie flexible est sa grande fiabilité.
Rigoureusement identique à celle des moteurs essences classiques équipant la Focus, le
moteur 1.8 Bioflex est également conforme à la norme Euro IV. 
Une technologie économique
Une technologie d‘avant-garde comme celle-ci, favorisant la protection de l‘environnement, 
présente un autre avantage, son coût. En effet, un écart modeste séparent les modèles équipés
du moteur 1.8 FFV des mêmes modèles équipés du moteur 1.8 essence classique équivalent. 
Consommation et émissions polluantes
Le rendement énergétique du bioéthanol est inférieur à celui de l‘essence. Par
conséquent, alimentée en E85, la Focus Bioflex consomme plus de carburant en 
volume qu‘une version essence comparable d‘1,8 l ou que la même Focus Bioflex 
fonctionnant à l‘essence traditionnelle. L'écart de consommation est estimée entre
20 et 30%, selon les conditions d'utilisation. L'analyse des données issues de
l'expérimentation permettra de préciser cette valeur. 
L‘éthanol étant dérivé de biomasse renouvelable, l‘utilisation de bioéthanol entraîne une
réduction des émissions de CO2 pouvant atteindre 70%, en fermant le cycle du CO2 (si l‘on
considère toute la chaîne extraction/consommation du carburant ; voir ci-dessus). Cela
signifie que les émissions nettes de CO2 sur l‘ensemble de la chaîne du bioéthanol
seraient d‘environ 50g/km (contre 169 g/km). (Note : De telles diminutions dépendent du 
type de biomasse et du processus de production de l‘éthanol.)
La Focus 1.8 Bioflex est conforme aux normes d‘émissions Euro IV. 
Contact Presse :
Stephane Cesaréo œ Ford France
Tel : 01 61 01 65 24 œ aducluze@ford.com


Le protocole d‘expérimentation et de suivi
Dans le cadre de l'opération pilote mise en place par le Gouvernement et le Conseil général de
la Marne, l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) a confié à
l'Institut Français du Pétrole (IFP) la mission d'expertise pour le suivi de 5 véhicules FFV de
la flotte pendant un an. Avant la mise en place de la filière, il est important de valider certains
éléments techniques. 
Le contrôle et l'évaluation techniques de l'IFP porteront sur 2 points :
- Le niveau des émissions de polluants et la conservation des performances
environnementales dans le temps. L'IFP va mesurer, sur ses bancs d'essai, les émissions de
polluants réglementés et non réglementés à trois reprises : au début de l'expérience, après 6
mois, et à l'issue des 12 mois. 
- L'évolution du vieillissement des véhicules : usure du moteur, agrément d'utilisation
(démarrage par temps froid notamment), évolution du lubrifiant. L'IFP effectuera des
prélèvements d'huile bimestriels sur les 5 véhicules et les analysera pour mesurer l'impact de
l'utilisation du E85 sur l'usure du moteur. 
A l'issue d'un an, l'IFP et l'ADEME effectueront un bilan global. 
Centre de recherche dans le domaine de l'énergie, des transports et de l'environnement,
l'IFP conduit, depuis plus de 20 ans, des travaux de R&D tant sur le développement des
procédés de production de biocarburants que sur l'étude de l'impact de leur utilisation dans
les moteurs et apporte une compétence scientifique reconnue et des solutions innovantes.
Contact Presse :
Anne-Laure de Marignan œ IFP
Tel : 01 47 52 62 07 - a-laure.de-marignan@ifp.fr


La mise en service de la flotte de véhicules Flex Fuel du
conseil général de la Marne
-----
Dispositif Technique
Le Gouvernement a fait savoir son intention d‘autoriser l‘utilisation de bioéthanol (E85) dans
le cadre d‘un protocole d‘expérimentation conduit par l‘ADEME. Pour l‘heure, cette
expérimentation porte exclusivement sur des flottes captives appartenant à des collectivités
locales. Le Conseil général de la Marne, possédant déjà 20% de sa flotte en véhicules propres
(émissions de Co2 > à 140g/l), s‘est porté candidat à l‘expérimentation. Cette initiative va
dans le sens de la démarche entreprise depuis quinze ans pour développer une utilisation non
alimentaire des plantes de grande culture dont la Marne est l‘un des tout premiers
producteurs.
La constitution d‘une flotte de véhicules flexibles
Le conseil général de la Marne a, dans un premier temps, constitué, par un marché de location
sur 3 ans, une flotte de 7 véhicules flexibles. Un marché à procédure adaptée a été lancé pour
réaliser cette opération. Le constructeur Ford est le seul à avoir remis une offre.
L‘expérimentation s‘effectuera avec une flotte de 7 Ford Focus FFV. 
L‘utilisation de matériels spécifiques
Le Conseil général de la Marne a identifié une cuve, implantée à la subdivision de
l‘Equipement de Saint-Memmie. Cette cuve a été mise à sa disposition par la Direction 
Régionale de l‘Equipement de Champagne Ardenne. 
La spécificité du bioéthanol a rendu nécessaire le traitement par stratification de la cuve afin
d‘empêcher une éventuelle oxydation de sa surface. Par ailleurs, une pompe de distribution a
été importée de Suède, où ce carburant est déjà commercialisé, et reconditionnée par la
société Tockheim. Elle sera dédiée au ravitaillement exclusif des véhicules flexibles. Elle est
actionnée par une carte magnétique et reliée à un logiciel de gestion qui permet de calculer la
consommation de chaque voiture. 
Un assemblage réalisé en site contrôlé
La société Ethanol Union a assuré l‘approvisionnement en éthanol (3.400 litres). Le protocole
de L‘ADEME recommandait d‘effectuer le mélange éthanol/essence dans un dépôt de
carburant, placé sous le contrôle du Service des Douanes. L‘Ethanol a donc été livré par
camion citerne au dépôt pétrolier Ruby Terminal à Strasbourg afin que soit réalisé
l‘assemblage. 
Contact Presse :
Sandrine Pfister œ Conseil Général de la Marne
Tel : 03 26 69 52 05 œ pfisters@cg51.fr

Le mélange s‘est effectué dans le camion citerne, après un déchargement partiel de sa
cargaison d‘éthanol. 600 litres d‘essence, fournis par la société SIPLEC, ont été incorporés à
3.400 litres d‘éthanol. Le mélange a subi des prélèvements à des fins d‘analyses avant de
rallier la Marne et d‘être stocké dans la cuve. 
Des mesures fiscales spécifiques
Le Conseil général de la Marne a acquitté la TIPP en vigueur sur les produits pétroliers (soit
58,92 euros par hectolitre), diminuée d‘une exonération de 33 euros accordée par l‘Etat dans
le cadre de l‘expérimentation des biocarburants. 
Contact Presse :
Sandrine Pfister œ Conseil Général de la Marne
Tel : 03 26 69 52 05 œ pfisters@cg51.fr


Le Département de la Marne et les agro-industries
De la vignette la moins chère de France à la création, à Vatry, du seul aéroport français de
catégorie A dédié au fret, le Département de la Marne a fait de l‘innovation la pierre
angulaire de sa stratégie de développement économique. Une stratégie qui repose sur la 
valorisation des filières d‘excellence marnaises que sont la logistique et les agro-ressources. 
Son engagement, dès le début des années 90, en faveur de l‘innovation technologique et de la
recherche agro-industrielle est réellement significatif. En 15 ans, il a investi 38 millions
d‘euros pour accompagner l‘agriculture marnaise, force économique de premier plan, dans le
développement des valorisations non alimentaires des plantes de grande culture. Une
diversification indispensable pour répondre aux fluctuations des marchés, aux mutations
structurelles de l‘économie agricole et aux nécessités d‘un développement durable. 
Artisan de la mobilisation de tous les acteurs régionaux autour du développement des agro-
industries, le Conseil général de la Marne s‘est lui-même directement impliqué dans la
structuration de la recherche agro-industrielle régionale :
-
en finançant des centres de recherche publics et privés, 
-
en soutenant des programmes de recherche sur des thématiques ciblées, 
-
en prenant une part active à la création et au développement de l‘association 
Europol‘Agro, structure chargée de structurer et coordonner les partenariats
scientifiques entre industriels, chercheurs et bailleurs de fonds
institutionnels, 
-
en créant, en 1990, la fondation du site Paris-Reims pour soutenir
l‘installation de jeunes chercheurs et la structuration d‘un pôle de recherche
agro-industrielle régional. 
Cette volonté d‘innovation se traduit aujourd‘hui par la mise en service de la première flotte
française de véhicules Flex-fuel. La raréfaction des énergies fossiles et l‘envolée du coût des
matières premières, l‘obligation de produire « propre » imposée par la directive Reach,
rendent urgente la recherche de solutions alternatives. 
Le Conseil général de la Marne a réuni les conditions techniques nécessaires à
l‘expérimentation de l‘E85. Un premier pas vers une expérimentation plus large envisagée par
le pôle de compétitivité « Industries et Agro-Ressources » dont il soutient l‘action. 
Contact Presse :
Sandrine Pfister œ Conseil Général de la Marne
Tel : 03 26 69 52 05 œ pfisters@cg51.fr


LES INVESTISSEMENTS AU PROFIT DES AGRO
-
INDUSTRIES
38 millions d‘euros investis entre 1991 et 2006 par le Conseil général au profit de la recherche
agro-industrielle. 
2,3 millions d‘euros : participation du Conseil général à la recherche scientifique dans le
cadre du contrat de plan Etat-Région 2000-2006 (financement des programmes de recherche)
2,7 millions d‘euros : participation du Conseil général au centre de recherche agronomique
implanté à Reims
16,3 millions d‘Euros : financement intégral du centre de physico-chimie et biotechnologies
agro-industrielles qui rassemble 300 chercheurs de l‘INRA, du CNRS et de l‘Université de
Reims Champagne Ardenne (Campus de la Faculté des Sciences à Reims)
5,6 millions d‘euros : participation du Conseil général à la construction du centre de recherche
de la société de transfert de technologie ARD
Contact Presse :
Sandrine Pfister œ Conseil Général de la Marne
Tel : 03 26 69 52 05 œ pfisters@cg51.fr


Le pôle de compétitivité
« industries et Agro-ressources »
- Le Pôle de Compétitivité « Industries & Agro Ressources » (IAR), situé en Picardie et
Champagne-Ardenne, profite d‘atouts indéniables en ressources végétales, en outils
industriels et en expertises spécifiques dans les domaines de la chimie verte et des
biotechnologies blanches. 
Interlocuteur unique de l‘innovation en France dans les domaines d‘application industrielle de
la bioénergie (carburants, électricité, chaleur), des biomatériaux (bâtiment, papeterie, textile,
plasturgie, métallurgie, emballage…), des biomolécules (pharmaceutique, hygiène,
cosmétique, huiles et lubrifiants, détergents…) et des ingrédients et nutraceutiques, le Pôle
accompagne jusqu‘à leur financement les projets qui participent d‘une grande ambition :
devenir la référence européenne de l‘innovation en valorisation du végétal à l‘horizon 2015. 
La hausse du prix des matières premières, l‘épuisement prochain des ressources fossiles à
l‘instar du charbon et du pétrole et les préoccupations croissantes en matière d‘environnement
invitent les scientifiques et les industriels à mettre en Œuvre rapidement de nouvelles
ressources d‘énergie et de matières premières, renouvelables et plus respectueuses de
l‘environnement, tirés de l‘agriculture, de la viticulture et de la forêt. 
- Le Pôle IAR a décidé d‘initier une démarche expérimentale et de vulgarisation des
biocarburants à usage domestique et industriel, baptisée E-85 (Ethanol 85%). Il s‘agit
d‘expérimenter, sur une période de 3 ans, l‘usage du carburant E-85 dans des véhicules de
tourisme de « type flexfuel ». En partenariat avec les acteurs publics et privés, dans un esprit
de rassemblement des acteurs, l‘expérimentation en Champagne-Ardenne et en Picardie
débutera avec 100 véhicules et pourra monter jusqu‘à 1000 véhicules à l‘issue des 3 années,
afin de constituer un échantillon statistique significatif à la fois en nombre et en segments
comportementaux d‘utilisateurs finaux. 
Par cette initiative, le Pôle IAR dont la vocation est la valorisation industrielle de la plante
entière dans une perspective de développement durable (concept de bio raffinerie et
suppression de tout déchet) souhaite donner une nouvelle impulsion à l‘utilisation de
l‘éthanol. 
Reste à obtenir la légalisation du E 85. Ce ne serait qu‘une question de temps selon Bernard
Mary, Président du Pôle de Compétitivité IAR qui salue au passage « l‘engagement sans
réserve dans ce dossier de l‘ensemble des parlementaires et des ministres des deux régions ». 
Contact Presse :
Elodie Bessé œ Industrie et Agro-Ressources
Tel : 03 23 23 97 54 œ besse@iar-pole.com


Annexes
- Spécification du E85 : exigences et méthodes d‘essais
- Fiche technique de la Ford Focus 1.8 ghia Bioflex œ 5 portes

ANNEXE
Exigences et méthodes d‘essais
Limites
Propriétés
Unités
Min.
Max.
Méthodes
Indice d‘octane « Recherche », RON
95,0
-
EN ISO 5164
Indice d‘octane « moteur », MON
85,0
-
EN ISO 5163
Teneur en soufre (1)
mg/kg
-
10
EN ISO 20846
EN ISO 20884
Stabilité à l‘oxydation
minutes
360
-
EN ISO 7536
Teneur en gommes actuelles (lavées au solvant)
mg/100ml
-
5
EN ISO 6546
Aspect
Mesure effectuée à la température ambiante et au
maximum à 15°C
Clair et limpide Inspection visuelle
Teneur en composée oxygénés :
Alcools supérieurs
% (V/V)
-
1,0
EN 15376
Méthanol
% (V/V)
-
1,0
EN 13132
Ethers (5 atomes de C ou plus)
% (V/V)
-
5,0
Phosphore
mg/l
Non détectable ASTM D 3231
Teneur en eau
% (V/V)
-
0,3
ASTM E 1064
Teneur en chlore inorganique
mg/l
-
1
ISO 6227
pHe
6,5
9,0
ASTM D 6423
Corrosion à la lame de cuivre (3h à 50°C)
Classe 1
EN ISO 2160
Acidité totale (en équivalent CH3COOH)
% (m/m)
(mg/l)
-
0,005
(40)
ASTM D 1613
Catégorie de volatilité
Limites
Propriétés
Unités
Classe A
Classe D1
Classe D
Ethanol et alcools supérieurs
Spécifié par la norme PR EN 15376 
% (V/V), min.
% (V/V), max.
80
85
80
85
80
85
Supercarburant sans plomb
Spécifié par la norme EN
228
% (V/V), min.
% (V/V), max.
20
15
20
15
20
15
Pression de vapeur, PV
kPa, min.
kPa, max.
35
60
35
90
35
90
Point final de distillation
°C, max.
210
210
210
Résidu de distillation
% (V/V), max.
2
2
2
SAISON
DATE
CLASSE DE VOLATILITE
Eté
1
er
mai œ 30 septembre
A
Intersaison
16 mars œ 30 avril
1
er
octobre œ 31 octobre
1
er
novembre œ 15 novembre
D1 + A
D1 + A
D1
Hiver
16 novembre œ 15 mars
D
Note : D1 + A signifie que tout mélange des classes A et D1 est possible durant la période considérée.

Page 27

er
juin 2006
Lancement de l‘expérimentation nationale du bioéthanol
Mise en service d‘une flotte de véhicules Flex Fuel
26
Caractéristiques techniques
Focus 1.8 ghia Bioflex 5 portes
Motorisation 1.8 duratec bioflex
4 cylindres en ligne, 1798 cm¹, deux arbres à cames en tête, bloc moteur en alliage,
injection électronique multipoints, régulateur de pression et d'injection, combustion
régulée par une unité de gestion électronique.
Puissance maximale :
92 kW (125 ch.) à 6000 tr/mn
Couple maximum :
165 Nm à 4000 tr/mn
Consommations, performance et émissions
Rejet de CO
2
: 169 g/km
Consommations (litre au 100 km)
- urbaine
9.6
- extra-urbaine
5.6
- combinée
7.0
Vitesse maximale : 198 km/h
Dimensions et poids
Longueur : 4342 mm
Largeur :
1991 mm
Hauteur :
1497 mm
Poids à vide 1350 kg
Prix : 20 100 euros 



Lancement de l‘expérimentation nationale du bioéthanol
Mise en service d‘une flotte de véhicules Flex Fuel
28
Monsieur le Ministre Délégué à l‘Industrie,
Messieurs les Députés, Monsieur le Président du groupe d‘études sur les
biocarburants,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président du Conseil Régional,
Madame le Vice-Président représentant M. le Président du Conseil général des
Ardennes,
Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux et généraux,
Mesdames et Messieurs les élus,
Madame la Présidente de l‘ADEME,
Monsieur le Président de l‘IFP,
Monsieur le Président du pôle de compétitivité « Industries et Agro-Ressources »,
Mesdames et messieurs les Présidents des chambres consulaires et des
chambres d‘agriculture,
Mesdames et Messieurs les Présidents et responsables des fédérations et
syndicats professionnels,
Mesdames et Messieurs les chefs d‘entreprises, Monsieur le Président Directeur
Général de Ford, Monsieur le Président Directeur Général du groupe Leclerc,
Monsieur le Président de CRISTAL UNION,
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Je suis bien évidemment très heureux et honoré de vous accueillir aujourd‘hui
dans le Département de la Marne à Châlons en Champagne pour procéder au
lancement de l‘expérimentation nationale du bioéthanol et à la mise en service
de la première flotte de véhicules Flexibles.
Pour beaucoup d‘entre nous, conseillers généraux de longue date, ce rendez-
vous était presque programmé et inscrit dans nos agendas. Régulièrement en
effet, la Marne prend des rendez-vous avec l‘histoire : la grande histoire de
France bien sûr, Valmy, les batailles de Champagne, mais aussi, dans des
circonstances moins tragiques, avec l‘histoire contemporaine : celle qui
façonne l‘actualité, la vie quotidienne de nos concitoyens et surtout leur
avenir !
Permettez moi ainsi de rappeler qu‘en 1995, la France découvrait la vignette
marnaise, la moins chère du territoire métropolitain, suivie en 2000 par
l‘ouverture à Vatry du seul aéroport français de catégorie A, aujourd‘hui la 3
ème
plateforme de frêt de province.
Ces rendez-vous interviennent donc en moyenne tous les 5 ans !
Nous sommes aujourd‘hui le 1 er : un constat s‘impose, Monsieur le
Ministre, nous avons un an de retard ! Je sollicite bien évidemment
l‘indulgence de cette assemblée ici présente et notamment des journalistes.


Mais, soyons honnête, le retard aurait pu être beaucoup plus conséquent sans
l‘implication et la ténacité de quelques uns.
Celles du Conseil général de la Marne, tout d‘abord : cette assemblée que j‘ai
l‘honneur de présider a toujours fait de l‘innovation la pierre angulaire de sa
stratégie de développement économique ! Une stratégie qui repose sur les
filières d‘excellence que sont la logistique et les agro-ressources.
En 15 ans, le Conseil général a investi 38 millions d‘euros pour accompagner
l‘agriculture marnaise, force économique de premier plan, dans le
développement des valorisations non alimentaires des plantes de grande
culture. Artisan de la mobilisation de tous les acteurs régionaux, le Conseil
général de la Marne s‘est aussi directement impliqué dans la structuration de
la recherche bio industrielle.
Permettez moi de rappeler le financement intégral du centre de physico-chimie
et bio-technologies agro-industrielles qui rassemble prés de 300 chercheurs de
l‘INRA, du CNRS et de l‘Université de Reims ; la participation du Département
à la construction du centre de Recherche de la société de transfert de
technologie ARD et son nouvel engagement pour accompagner le projet de
doublement des capacités de recherche du centre ; la création de la fondation
du site Paris-Reims pour soutenir l‘installation de jeunes chercheurs ; ou
encore la participation prise par le Département dans la création et le
développement d‘Europol‘Agro et la construction de synergies entre la
profession agricole, les chercheurs et le monde industriel.
Cette volonté d‘innovation de notre Département s‘est avant tout construite en
écho aux enjeux de la profession agricole. La Marne, qui est l‘un des tout
premiers producteurs de plantes de grande culture, a très rapidement compris
la nécessité de diversifier les débouchés agricoles pour répondre aux
fluctuations et aux mutations des marchés.
Albert Vecten, notre Président d‘Honneur, mais aussi Alain Delaunoy, Joseph
Yverneau ou encore Jacques de Bohan sont parmi les tout premiers à avoir
développé ce sens de l‘anticipation qui caractérise aujourd‘hui l‘esprit marnais.
Cette tradition d‘innovation est aujourd‘hui plus que jamais au goût du jour.
Elle s‘incarne dans un pôle de compétitivité à vocation mondiale et dans des
projets industriels de grande envergure : celui d‘ARD, celui de CRISTANOL, ou
encore celui visant à fabriquer de la pâte à papier à partir de paille.
L‘actualité nous donne raison. Et ce n‘est pas un hasard si, après le
Président de la République le 30 août dernier à Reims, vous êtes à nos côtés,
Monsieur le Ministre, pour lancer cette expérimentation nationale sur le
bioéthanol.
La raréfaction des énergies fossiles, l‘envolée du coût des matières
premières, la nécessité de lutter contre l‘effet de serre, l‘obligation de produire


« propre » imposée par la directive Reach, rendent urgent la mise en place de
solutions alternatives !
Ma collectivité, en lien avec vos services et ceux du Ministère des
Finances et de l‘Intérieur, a réuni les conditions techniques nécessaires à la
première expérimentation du bioéthanol. Comme tout projet innovant ou
expérimental, celui-ci a mobilisé un certain nombre d‘acteurs particulièrement
motivés et déterminés. Je voudrais ici les remercier très sincèrement d‘avoir
participé à la construction concrète de cette première marche du lancement de la
filière bioéthanol.
Mon collègue Daniel Collard bien sûr, le Président de Cristal Union qui
n‘a pas ménagé sa peine pour concevoir et bâtir un dispositif fiable de fourniture
du bioéthanol ; M. Dane Colbert, Directeur Général d‘éthanol union qui nous a
assuré l‘approvisionnement en E85 selon les spécifications requise ; M. Michel
Edouard Leclerc qui, à travers sa filiale Ciplec et ses partenaires pétroliers, nous
a fourni les conditions sécurisées de fabrication du carburant ; M. Eric Saint
Frison, le PDG de Ford France, qui nous a permis de constituer notre flotte de 7
véhicules flexibles, la première en France qui roule effectivement au bioéthanol.
D‘autres constructeurs finalisent en ce moment des produits similaires ; je crois,
Monsieur le Président, que la concurrence sera plus vive lors du prochain appel
d‘offre du Conseil général de la Marne !!
Un dernier remerciement également pour la société TOCKHEIM qui a
su faire venir de Suède, une pompe spécialement adaptée au bioéthanol et qui
nous l‘a reconditionnée et installée sur place. Je voudrais enfin m‘adresser à
Mme Claude Dorian, Directrice Régionale de l‘Equipement qui nous a permis
d‘utiliser une cuve de la subdivision de Châlons. Cette mise à disposition n‘a
nécessité la signature que d‘une seule convention ! Qui a dit que les relations
entre l‘Etat et les collectivités étaient compliquées ! ?
En ravitaillant tout à l‘heure votre véhicule en bioéthanol, vous avez
très concrètement lancé, Monsieur le Ministre, le début de l‘expérimentation
nationale de l‘E85. Cette opération sera suivie par l‘ADEME et l‘IFP. Sachez,
Madame la Présidente, Monsieur le Président, que mes services s‘engagent bien
évidemment à respecter scrupuleusement vos recommandations pour que
l‘expérimentation soit tout à fait concluante : c‘est l‘objet des signatures de
convention que nous effectuerons dans quelques instants.
Ce premier pas, cette première étape que nous venons de franchir
n‘est évidemment pas une fin en soi. Nous devons tous rester mobilisés pour
obtenir un véritable lancement, solide et durable, de la filière bioéthanol.
Tout d‘abord, à travers le pôle de compétitivité qui a engagé une
démarche expérimentale à grande échelle qui constituera non seulement un
échantillon statistique significatif mais aussi une véritable opération de
sensibilisation du grand public. Les solutions techniques mises en place au
Conseil général s‘inscrivent dans cette démarche et ont vocation à se décliner
dans d‘autres collectivités ou institutions. Nous connaissons tous l‘engagement
de Monsieur Bernard MARY, le Président du pôle de compétitivité, pour construire
aujourd‘hui une dynamique très large non seulement, sur nos 2 régions

Champagne Ardenne et Picardie, mais aussi à l‘échelle nationale (Rhône-Alpes)
et européenne.
Nous connaissons aussi, votre mobilisation, Monsieur le Ministre, et
celle de votre gouvernement pour faire avancer ce dossier et développer les
biocarburants, conformément aux objectifs du plan gouvernemental. Pour
autant, vous le savez, il est nécessaire d‘adopter une fiscalité juste et adaptée.
L‘exonération fiscale de 33 ⁄ par hectolitre n‘est pas suffisante. Elle ne fait que
compenser la surconsommation des véhicules fonctionnant au bioéthanol par
rapport à ceux fonctionnant à l‘essence. Avec une réduction jusqu‘à 70 % des
rejets de CO2, le bioéthanol mérite une fiscalité écologiquement juste. Il faut un
écart significatif entre les carburants verts et les énergies fossiles.
Vous le voyez mesdames et messieurs chers amis, nous n‘en sommes
qu‘au début, un vaste chantier s‘ouvre aujourd‘hui devant nous. Grâce à vous
Monsieur le Ministre, nous venons aujourd‘hui d‘en achever les fondations. Il
nous reste à bâtir l‘édifice. L‘enjeu est d‘importance : il s‘agit non seulement
d‘emplois et de nouvelles activités pour notre pays ; il s‘agit surtout de mettre la
force de notre tissu agro-industriel au service d‘une cause juste : celle de l‘avenir
de notre planète et des futures générations.

Cabinet de François LOOS : Hélène PHILIP, Conseiller communication 01 53 18 44 85