LA CEINTURE
Réponses aux idées reçues
« La ceinture, c’est mon
problème ; ça ne concerne pas les
autres si je n’en mets pas. »
Faux. Le
port de la ceinture relève aussi du civisme.
Les accidents de la route coûtent
très cher à la collectivité : secours,
hospitalisation, rééducation, etc.
À titre personnel, comment peut-on
accepter de gâcher sa vie – ou de la
perdre – pour un sentiment illusoire et
momentané de liberté ? Quelle
liberté pour l’accidenté qui passe
plusieurs mois dans un hôpital ou qui se
trouve handicapé à vie ?
Sur le plan familial, il s’agit
tout simplement de la responsabilité des
parents vis-à-vis de leurs enfants :
à la fois pour ne pas mettre en
danger la vie et l’équilibre de la famille
et pour expliquer aux jeunes enfants qu’ils
doivent être attachés.
«Ma voiture possède un coussin
gonflable (airbag) : pas besoin de ceinture !
»
Faux. Le
coussin gonflable (airbag) constitue une
protection supplémentaire contre
les chocs violents.
Pour le conducteur, c’est un «
plus » qui empêche le contact entre la
tête et le volant, lorsque le corps est déjà
retenu par la ceinture. Pour le passager, il empêche le
contact avec le tableau de bord.
Il réduit la gravité globale des
accidents d’environ 10% à condition d’être
ceinturé.
« Les systèmes de retenue pour les
enfants sont compliqués. Les enfants ne
supportent pas d’être attachés. »
Faux. Les
systèmes les plus récents ont été simplifiés, certains
sont même prévus en option par les constructeurs
et intégrés au véhicule. Les
enfants acceptent très bien les systèmes de
retenue s’ils y ont été habitués dès leur plus
jeune âge. Ils apprécient souvent
d’avoir leur propre siège.
Certes, au bout d’un moment, ils
éprouvent le besoin de bouger, mais
rappelons qu’une pause est nécessaire
toutes les deux heures.
Pour en savoir plus : www.securite-routiere.gouv.fr
DIRECTION DE LA SÉCURITÉ ET DE LA
CIRCULATION ROUTIÈRES
LA GRANDE ARCHE – 92055 PARIS –
LA DÉFENSE
Les informations figurant dans ce
document sont données à titre indicatif.
La ceinture sans a priori
« La ceinture ne sert à rien pour les petits
déplacements. »
Faux. Savez-vous
que les trois quarts des accidents mortels
se produisent dans le département où est immatriculé
le véhicule ? Un
tiers des tués sur la route le sont en
agglomération, donc en majorité au cours d’un trajet
quotidien
(domicile/travail/école/loisirs).
« En cas d’accident, je suis
assez fort pour amortir le choc moi-même. Je
me cramponne au volant ou aux poignées
latérales ! »
Faux. Les
muscles des bras ne peuvent guère résister à une
force de plus de 25 kg. Or, en cas de choc contre un
mur à 50 km/h, c’est une force de
plus de deux tonnes qu’ils devraient
développer pour retenir un corps de 75 kg.
En revanche, la ceinture est conçue
pour résister à une force de 2,5 à 3 t.
Les poignées latérales de
maintien, quant à elles, ne sont pas
conçues pour résister à un tel poids. Elles sont
un instrument de confort et non de
protection.
Non ceinturé, un corps est donc
projeté à travers le pare-brise ou dans l’habitacle.
Et il est impossible de se
cramponner, ou de retenir un enfant
dans ses bras.
« La ceinture ne sert pas à
grand-chose à faible vitesse. »
Faux. Sans
ceinture, les blessures peuvent être mortelles, même
à 20 km/h.
Être précipité sur un pare-brise
en verre feuilleté a, pour le visage, des
conséquences dramatiques que les
chirurgiens plastique ne connaissent
que trop bien.
Aujourd’hui, à condition de
porter la ceinture, un choc est rarement
mortel lorsque les limitations de vitesse
sont respectées (notamment en
agglomération).
«La ceinture est dangereuse. Elle
peut se bloquer et en cas d’accident, je
risque de ne pas pouvoir sortir de ma voiture.»
Faux. En
cas d’accident, sous la violence du
choc, la ceinture constitue la seule chance
de rester conscient
pour quitter rapidement le
véhicule.
En outre, les cas de ceintures bloquées sont
rarissimes.